Ou comment ne pas bouleverser un équilibre ancestral
Plus une taille éloigne l’arbre de son port naturel, plus elle le fera souffrir. Alors non, les arbres n’ont pas de système nerveux comme nous, donc nous ne pouvons comparer une souffrance animale à une souffrance végétale, mais on peut dire qu’il souffre dans le sens où il aura du mal à se développer correctement.
En effet, la taille est en soi un acte de blessure que l’on fait à l’arbre. On met à découvert des endroits qui ne devraient pas l’être, qui deviennent des portes d’entrées pour tout ce qu’il y a à l’extérieur de l’arbre, c’est à dire en majorité l’air et l’eau, et surtout tout ce qui s’y trouve « dedans » : champignons, bactéries, insectes,…
Et plus on essaye de maintenir l’arbre dans un port qui ne lui est pas naturel, plus on va devoir le blesser régulièrement et fortement.
Au contraire, ce qu’on appelle la taille douce ou libre, est une taille qui épouse le port naturel de l’arbre, et qui peut même l’accompagner dans son développement. Pour cela, il faut donc d’abord connaitre le fonctionnement de chaque arbre, que ce soit par la théorie et/ou par l’observation.
C’est ce que nous essayons de faire du mieux que l’on peut tout en respectant les demandes de chacun. En effet, souvent, on n’a pas bien le choix que de rabattre un arbre, ou le tailler sévèrement pour des question de taille (trop proche d’une maison, envahit le terrain des voisins, etc.). Toutefois cela peut être fait, malgré tout, d’une manière plus douce, en respectant le port de l’arbre. De plus, ce genre de problème vient au départ d’une méconnaissance des dimensions finales des arbres. Nous pouvons donc aussi apporter des conseils dans ce sens-là.



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