Le mot création nous pose en effet problème dans le sens où il sous-entend que l’on crée de toute pièce un jardin ou une partie d’un jardin, sans se soucier de ce qu’il y avait avant. Il sous entend donc que nous apportons forcément tout depuis l’extérieur et que nous détruisons pour reconstruire derrière, quelque chose qui peut être certes confortable, mais qui renie entièrement l’histoire du jardin, et de tout ce qui y vit.

Nous sommes conscients que l’humain a besoin de s’approprier son environnement, et de le rendre utile et agréable. Néanmoins cela peut se faire sans forcément tout détruire autour de nous. Il nous parait donc possible, et logique, de proposer de (re)façonner vos jardins en fonction des besoins et des envies de chacun, mais en préservant au maximum l’identité primitive de l’endroit. Autrement dit de créer des zones bénéfiques aux humains, tout en préservant au maximum la faune et la flore endémique (qui est originaire de cet endroit), et au lieu de la détruire, plutôt de faire avec elle.